samedi 3 octobre 2015

Biennale 2015: Du Ballet les préjugés ! #1

La semaine dernière, je vous annonçais ma participation en tant que blogueur/rédacteur pour la Biennale 2015 de Charleroi Danses. Si vous pouvez retrouver mes textes retravaillés sur le blog officiel de Charleroi Danses, je vous posterais ici sur The Melting POP les textes brutes. Pour ma première participation, j'ai assisté au spectacle en trois temps (Relâche - Devoted - Sounddance) du Ballet de Lorraine. Lumière. 


Et voilà, c’est parti ! Mercredi 30 septembre dernier, Charleroi Danses lançait sa Biennale 2015. Au programme, un lever de rideau sur deux semaines de spectacles, mettant à profit cet art vaste et unique qu’est la danse. Hétérogénéité de l’offre oblige, la Biennale se poursuivait le vendredi 2 octobre au Palais des Beaux-Arts de Charleroi avec sur scène, le Ballet de Lorraine. Cette présence offrait aux spectateurs l’occasion de fêter avec une soirée de retard, la journée mondiale du ballet. Entre audace et légèreté, retour sur un divertissement époustouflant.

Snob et passéiste ? Si ces deux termes fleurissent dans votre esprit à l’énonciation du mot « ballet », l’heure est venue de retourner ces définitions contre vous et de reconsidérer vos opinions. En effet, bien qu’elle soit jugée, trop souvent et à défaut de conservatrice, cette discipline née à la Renaissance, a su évoluer tout en gardant son âme primitive. Pour preuve, le spectacle en trois actes proposé au PBA permettait de traverser les époques tout en offrant la possibilité d’observer une mutation gracieuse et effective.  

Ces trois actes étaient aussi l’occasion de réunir les générations en harmonisant délicatement les cultures burlesque, contemporaine et populaire. Dans ce méli-mélo des genres, pas de place pour la conformité. Tout est mélangé pour mieux rassembler. Ainsi, la danse se marie aux arts visuels et sonores, tandis que les corps épousent la scène tantôt avec délicatesse, tantôt de manière bestiale, mais toujours avec souplesse et fluidité.

Les scènes s’enchaînent, soulèvent des questionnements et l’œil se laisse peu à peu séduire par la réflexibilité des acteurs. Des acteurs qui se communiquent une force, qui s’entrechoquent, pour un résultat final atomique et impressionnant.

Quand les lumières se rallument, nul doute n’est permis. Le ballet n’est ni poussiéreux, ni vaniteux. Le ballet n’est pas seulement réservé à une société élitiste. Le ballet est un art et comme tous les autres, il doit être consommé, pour mieux être compris, dans un esprit d’ouverture et de partage.


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