dimanche 5 mars 2017

#POPCulture : Daria, 20 ans et toujours aussi iconique

En mars 1997, Daria Morgendorffer un personnage secondaire de « Beavis and Butt-Head », se voyait offrir son propre show animé par la chaîne MTV. Avec pour tête d’affiche une héroïne post-moderne et antipathique, "Daria" va durant 5 saisons pasticher l’Amérique, en mettant en scène une galerie de personnages incarnant tous les clichés de la société contemporaine. Avec pour toile de fond un humour noir impétueux, la série va au cours de ses 65 épisodes, explorer et traiter de nombreux faits de société. Devenue au fil des années, l’une des séries les plus emblématiques de sa génération, « Daria » est également devenue un personnage notable de la POP-culture. À l’occasion de son vingtième anniversaire, The Melting POP s’est penché sur une série qui n’a pas perdu de son mordant et on vous explique pourquoi !



Comme on l’a déjà dit, « Daria » fête ses 20 ans. Cependant, contrairement à « South Park » ou aux « Simpson » la série n’a pas perduré sur les écrans de télévision. De fait, après les années lycée des élèves de Lawndale, la créatrice Susie Lewis Lynn a décidé de mettre un terme à la série afin de ne pas sombrer dans les redondances. Icône de toute une génération de pessimistes, Daria est, 15 ans après son dernier épisode inédit, l’un des personnages les plus célèbres de la télévision américaine. Cette popularité qui persiste encore aujourd’hui, à l’heure des mèmes et des réseaux sociaux, se fonde sur deux éléments caractéristiques de la série : une héroïne anti-héros et un ton caustique impitoyable.

Morose et incomprise, Daria est une adolescente solitaire, un brin trop douée pour le milieu dans lequel elle vit. Sans pitié envers les membres de sa famille et ses camarades de classe, ce personnage misanthrope était bien avant l’ignoble Dr. House, une figure anticonformiste du petit écran. Au travers des traits de caractère singuliers de son héroïne, la série va aborder avec un humour corrosif, mais jamais vulgaire, des sujets de sociétés qui, aujourd’hui encore sont au cœur du débat. Racisme, sexisme, "Daria" tape dans le mille en se moquant ouvertement des personnages qui font son succès et qui sont le reflet de la société américaine (Quinn l’ado insupportable, Brittany la pom-pom girl, Kevin le joueur de football…). Cependant, le show renverse la tendance en incluant des personnages beaucoup plus paradoxaux (Daria, Jane, Jodie, …) qui vont faire l’essence et le caractère atypique de la série.

Produite par MTV qui rappelons-le, est surtout connue pour avoir diffusée une quantité astronomique d’absurdités, "Daria" faisait office à la fin des années 90’s, de véritable ovni à la télévision américaine. Ouvertement féministe et engagée en faveur de la diversité, la série de Susie Lewis Lynn parodiait avec un discernement sans égal, l’Amérique qui n’a de puritaine que l’expression. Vingt ans après son lancement, en pleine gouvernance de Donald Trump, "Daria" reste plus que jamais une série dont la lecture doit pousser à réfléchir.

Derrière son blazer vert et ses grosses lunettes rondes, l’adolescente sarcastique s’est muée au fil des années en icône de la POP-culture cultivée et on parie que ce n’est pas près de s’arrêter !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire