#ITW : SiAu - l'interview découverte


Au début du mois de juin, SiAu a levé le voile sur "À la Lueur" son premier EP. Naviguant entre POP et électro, ce joli projet composé de cinq pistes nous propose de découvrir un artiste touchant et singulier.  Tantôt dansant ("ce soir je sors") tantôt mélancolique ("de l’inconnu"), ce premier EP nous permet également de faire la rencontre d’un artiste doté d’une voix unique qu’il maîtrise à la perfection. Pour The Melting POP, l’artiste a accepté de dévoiler les secrets de son univers, ses inspirations et ses coups de cœur musicaux. Lumière sur une belle découverte. 

"À La Lueur" le premier EP de SIAU est paru le 8 juin
"À La Lueur" le premier EP de SIAU est paru le 8 juin
Hello, SiAu. Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Je suis SiAu, un musicien et chanteur français. J'ai grandi près de Montpellier. Je suis passé par différents styles musicaux, différents groupes avant de trouver cette direction qui me semble aujourd'hui la plus sincère. J'ai découvert la musique par le piano et me suis assez vite passionné pour les sons, les synthés, les boîtes à rythmes, les effets... J'écris des chansons en français. Je cherche à provoquer une rencontre entre ma culture française et la culture anglophone qui m'a donné le goût des arrangements des harmonies et des mélodies. 

D’où provient ton nom de scène ?

C'est un surnom que je me suis donné étant enfant et qui joint les premières lettres de mon prénom et de mon nom de famille.

Ton premier EP s’intitule "À La Lueur", quelle a été la genèse de ce projet ?

"À la lueur", c'est d'abord le titre d'une des chansons de l'EP. Probablement la plus introspective. Le texte est assez abstrait et invite à la contemplation... chacun y voit ce qu'il veut. L'idée que l'on puisse voir autre chose que les images que j'ai en tête me plait beaucoup. "À la lueur", c'est aussi le début. L'aube d'un nouveau jour... 

Il s’agit d’un projet assez mélancolique, on ressent dans les textes une forte influence nouvelle scène française, d’où te vient l’inspiration quand tu écris ?

Je m'inspire beaucoup de l'endroit d'où je viens. J'ai grandi dans un village près de Montpellier. Les gens, là-bas, ont un tempérament très fort et, en même temps, il y a une décontraction incroyable. Un goût prononcé pour la fête ! J'y pense souvent pour écrire, probablement l'origine de ma mélancolie. "Port Marianne" d'ailleurs évoque mes souvenirs là-bas. Souvent ce sont des espaces qui me murmurent la première note ou le premier mot... j'ai aussi pas mal traîné dans Les Landes, le long de la côte. Les rêves et les rencontres improbables que tu peux faire, les désillusions parfois... tout ça m'inspire. Côté musique, je suis plutôt attiré par la musique anglophone, souvent l'Angleterre avec des artistes comme James Blake, Denai Moore, Sampha... des générations d'artistes, de groupes mythiques : Bowie, Depeche Mode, Tears For Fears, Pulp, Radiohead... Je trouve fou ce concentré de culture sur un si petit territoire et en si peu de temps. 


"Ma force c'est peut-être ma liberté ... être exigeant et aller le plus loin possible dans ce que j'ai envie de produire"

Tu joues beaucoup avec ta voix sur ce projet, comment as-tu appris à la dompter ?

Depuis quelque temps, je m’entraîne en chantant très doucement. Ça m'aide pour aller chercher la puissance. Je cherche ce calme intérieur pour pouvoir m'en extraire et parfois même exploser... 

Pop, électro, les sonorités sont variées sur ton projet, comment définirais-tu le style musical que tu explores ?

Je n'aime pas trop les étiquettes. Disons "Chanson Électronique"... pour faire simple.

Il y a de plus en plus de jeunes artistes qui tentent de s’imposer et de moins en moins d’élus, ta force, ça serait quoi selon toi ?

Votez pour moi (Rires)! Plus sérieusement, je ne vois pas ça comme une compétition. Au contraire, je fais partie d'une famille d'artistes qui s'entraide beaucoup. On a d'ailleurs créé un collectif qui s'appelle "La Ronde Sauvage". On fait la musique qu'on aime. On chante ce qui nous touche. Le fait que ça puisse plaire, être diffusé ne se maîtrise pas toujours. Ma force, c'est peut-être cette liberté. Je n'ai pas de maison de disques et ça me convient comme ça. Ce qui m'intéresse avant tout, c'est de faire les titres et les clips qui me ressemblent, être exigeant et aller le plus loin possible dans ce que j'ai envie de produire.

J’ai vu sur tes réseaux sociaux que tu étais fan de Clara Luciani, tu peux nous parler de tes derniers coups de cœur musicaux ?

Oui, j'aime beaucoup Clara Luciani. Je suis touché par cette nouvelle vague d'artistes qui chantent en français et qui ont un peu balayé le côté parfois "poussiéreux" de la chanson française. Je pense à Blondino, Flavien Berger, Malik Djoudi, Alice Lewis, Judah Warsky, Radio Elvis, François and the Atlas Mountain, Halo Maud, etc. Y'en a pleins d'autres... Et bien sûr la reine Chris(tine and the queen) ! Sinon, en ce moment, j'écoute Jorja Smith. Un très beau titre de Tuung qui s'appelle "Crow" et le nouvel album de Novo Amor.

Quels sont tes projets et tes espoirs après ce premier EP ?

Le clip de la chanson "De l'inconnu" va sortir dans quelques jours ! Le 26 septembre, je jouerai pour la release party de mon EP au Motel à Paris. J'y jouerais bien sûr les titres de l'EP et des nouveautés. Il y aura des invités surprises. On fêtera aussi la sortie de l'EP en vinyle. On le ressortira ensuite en version "Deluxe" courant octobre avec des remixes, versions acoustiques et des reprises...

• Écoutez et découvrez le premier EP de SiAu sur Spotify
 

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