Margot Abate : nouveau single, inspirations, job alimentaire, l’artiste raconte son après Star Academy
Révélée en 2023 dans la 11ᵉ saison de la Star Academy, Margot Abate a participé à l’une des saisons les plus cultes du programme de TF1. Aux côtés de Pierre Garnier, Héléna, Lénie et Julien Lieb, la chanteuse a elle aussi foulé le sol du château le plus culte du PAF et depuis sa sortie, elle trace dans l’industrie musicale. Moins exposée que ses camarades précédemment mentionnés, la chanteuse n’en reste pas moins déterminée à trouver sa voie. Pour preuve, après un premier EP paru en 2025, elle revient aujourd’hui avec "Bodycount", un titre POP et féministe sur lequel elle aborde le thème trop tabou de la sexualité féminine. Avant un nouveau projet à paraître dans les prochains mois, la chanteuse a répondu à nos questions…
Salut Margot ! Tu viens de revenir avec “Bodycount”, un nouveau single plus POP et plus féministe. C’est une volonté ce changement de cap au niveau du son ?
Ce n’est pas vraiment quelque chose auquel j’ai réfléchi… Par contre, j’ai eu besoin de prendre mon temps pour revenir. J’avais surtout envie de savoir ce que je voulais montrer, ce que je voulais raconter. Ce son plus POP est venu à force d’expérimenter et c’est dans ça que je me suis retrouvée.
Au niveau du texte, plus féministe, plus engagé, c’est le même chenimement ?
Pour dire vrai, c’est un sujet qui me touche depuis des années. En tant que femme, je me suis très vite rendue compte qu’il existait des inégalités dans la manière d’aborder la sexualité. Personnellement, je ne comprends pas cette différence de traitement entre les hommes et les femmes. Avec ce morceau, j’avais envie de dire très fort que les femmes sont libres. Ce message, j’en ai d’abord parlé avec ma sœur, mais c’est quelque chose de global que je voulais partager.
Ce morceau s’inscrit dans une mouvance féministe portée par de nombreuses artistes actuelles. Quelles sont celles qui t’ont inspiré à aller dans cette voie ?
Je pense que je ne peux pas ne pas citer Hélèna avec qui j’ai participé à la Star Academy. Le thème de son single “Capuche” est un thème très fort dans lequel je me suis immédiatement retrouvée. Je pense aussi à Marguerite que je cite dans mon morceau, mais l’artiste qui me marque le plus, c’est Suzane. J’ai assisté à l’un de ses concerts récemment et j’ai été transporté par ses messages et par la facilité qu’elle a à séduire les femmes avec ses chansons.
On dit souvent que l’industrie de la musique est sexiste et dirigée par les hommes. As-tu ressenti le besoin, dans la conception de ton projet, de t’entourer uniquement de femmes comme peuvent le faire d’autres artistes ?
Je suis dans cette industrie depuis très peu de temps mais il est vrai que c’est un milieu compliqué pour les femmes. J’ai connu des expériences dérangeantes et mes copines encore plus, mais je ne cherche pas à m’entourer d’un genre. Le plus important pour moi, ce sont les qualités humaines.
“Bodycount" est présenté comme le premier extrait d’un projet plus vaste. Peux-tu nous en dire plus sur ce qui va arriver ensuite ?
(Rires) ! J’ai déjà bien réfléchi à la suite. Ça arrive très vite. Je travaille depuis un an donc je n’ai plus envie d’attendre trop longtemps et j’ai surtout envie de me diriger vers des notes pop, fraîches et solaires qui colleront bien avec l’été qui arrive.
J’ai envie de parler du monde du travail, de l’amour, de la société, j’ai envie d’assumer ma différence et de dévoiler celle que je suis vraiment…
Tu parles du monde du travail, il me semble que tu as repris un métier plus classique en parallèle de la musique…
En effet, après la Star Ac’, j’ai vécu deux ans sous le statut d'intermittente du spectacle. C’était super cool de ne vivre que de la musique mais j’avais l’impression de ne plus rien vivre. Pour préparer mon futur projet, j’ai eu besoin de retourner dans la vraie vie. Aujourd’hui, j’ai un job alimentaire, ça me permet d’être complète. Je gagne ma vie et en même temps, je reste connectée au monde réel. Je n’ai aucun problème avec ça, au contraire.
C’est dur l'après Star Academy ?
Je pense que c’est une question de process. C’est du mindset en réalité. À la Star Academy, l’exposition est énorme d’un seul coup et c’est un gros pas en avant, mais je n’étais pas heureuse dans ce monde trop irréel. En vérité, après la Star Ac', je me suis sentie seule et après deux années à ne vivre que pour la musique, je me sens enfin en phase avec celle que je suis car le monde réel me permet d’être dans le partage.
En parlant de partage, avec qui aimerais-tu collaborer dans ta future carrière ?
Comme je le disais, j’aime beaucoup Suzane mais j’apprécie aussi énormément l’écriture d’Orelsan, Adèle Castillon et même de VALD si je pars dans tous les sens (Rires).
Tu avais annulé certains de tes concerts pour faire les premières parties de la Star Ac', auras-t-on la chance de te retrouver sur scène pour ce futur projet ?
Alors, je pense qu’il y a eu un amalgame. Je n’avais pas annulé la tournée pour faire celle de la Star Ac’, c’était dû à d’autres choses en interne. Aujourd’hui, je réfléchis à mes futures scènes mais je préfère ne rien dire pour l’instant…




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