Ava Max, Bebe Rexha, Kim Petras : l’indépendance, nouvel eldorado des popstars ?
Dernièrement, Kesha fêtait les 2 ans de son indépendance avec un concert évènement au Zénith de Paris. Toutefois, elle n’est pas la seule à se lancer sur la voie de l’autoproduction. En effet, de plus en plus de chanteuses POP décident de s’éloigner du formatage et de l’influence des labels pour évoluer sous leurs conditions et par leurs propres moyens. Focus sur Ava Max, Bebe Rexha et Kim Petras, 3 artistes qui font un doigt d’honneur aux ficelles de l’industrie musicale.
Ava Max
Avant d’être Ava Max et de cartonner avec “Sweet But Psycho” en 2018, Amanda Ava Koci a connu plusieurs faux départs sur la scène musicale POP. En effet, si vous fouillez sur Internet, vous trouverez des titres sous plusieurs pseudonymes, d'Amanda Kay à Ava Koci en passant par AVA. Balancée d’un petit label à un autre alors qu’elle n’était qu’une adolescente, l’artiste semblait donc vivre son rêve quand l’ère Ava Max a été lancée avec succès par Atlantic Records. Hélas, si son premier album a été un carton, rien ne s’est passé comme prévu. Reports, manque d’investissement, de promotion, elle a eu beau sortir 3 albums avec cette équipe, les choses n’ont fait qu’empirer. L’an dernier, c’est même après une longue période de silence et dans l’indifférence générale qu’est sorti son 3ᵉ opus “Don’t Click Play”. Épuisée d’être malmenée, la chanteuse a voulu tout arrêter mais, libérée de son contrat, elle revient aujourd’hui avec “KiLL iT QUEEN”, un premier single autoproduit. Pour l’heure, le morceau n’a pas fait d’étincelles et sans le soutien d’un label pour positionner le morceau dans des playlists influentes, le titre ne récolte qu’une moyenne de 150 000 streams par jour.
Bebe Rexha
Dans un registre similaire à celui d’Ava Max, Bebe Rexha a souvent été l’une des artistes les plus malmenées de l’industrie. D’abord songwriter, les labels refusaient de la signer car elle n’était selon eux pas assez jolie. Plus tard, après avoir fait ses preuves et parce qu’Internet réagissait plutôt bien aux productions dark-POP qu’elle publiait, elle a trouvé le soutien d’une équipe, mais elle a d’abord dû être effacée des crédits de la chanson “Hey Mama”. Sur ce titre de David Guetta, la chanteuse incarnait les refrains mais au départ, son nom ne figurait nulle part. Ensuite et comme pour Ava Max, Bebe Rexha a fait les frais d’une promotion hasardeuse de la part de son label et quand son équipe ne la méprisait pas, ce sont les médias et l’industrie de la mode qui pointaient du doigt sa silhouette et sa prise de poids. Sans cesse critiquée, jugée, Bebe Rexha a souffert de ces années compliquées et désormais plus question pour elle de se laisser contrôler. Sous sa propre structure Bebe Rexha Music Empire, elle sortira au mois de juin l’album “Dirty Blonde”. Avant ça, elle a décidé de dévoiler toutes les pistes du projet au compte-goutte en laissant le soin à sa communauté de choisir l'ordre de sortie des pistes grâce à un vote via les réseaux sociaux.
Kim Petras
Dernier exemple mais non des moindres, celui de Kim Petras. Jeune artiste allemande, repérée sur Internet il y a plus d’une dizaine d'années, elle était l’une des protégées du très controversé Dr. Luke. Connu pour avoir été le producteur et le bourreau de Kesha, l’homme ne jouit pas d’une très bonne réputation lorsqu’il s’agit de travailler avec des artistes féminines (Kelly Clarkson, P!nk et Becky G sont quelques exemples) mais au début de sa carrière, Kim Petras défendait bec et ongle leur relation et l'investissement de son producteur. Des années plus tard, alors que sa carrière n’a pas décollé autant qu’elle aurait dû malgré un album paru chez Republic Records, Kim ne semble plus trop en phase avec les décisions et le travail de ses anciens collaborateurs. Plusieurs fois obligée de revoir sa copie lorsqu’elle travaillait sur des projets musicaux, elle a, elle aussi, été le pantin d’un système qui tentait de l’exploiter et d'invisibiliser ses propos. Depuis quelques mois, la chanteuse est bloquée par les termes de son contrat. Toutefois, elle semble avoir trouvé une faille dans les rouages de la machine puisqu’elle publie depuis quelques semaines et sans aucun soutien de son label des titres inédits qui ne sont disponibles que sur sa chaîne YouTube. Pas sûr que Dr. Luke (qu'elle n'a jamais ouvertement critiqué) soit fan de la méthode.




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