Bad Gyal : zoom sur le phénomène espagnol
En ce 29 mars 2026, l’Europe passe à l’heure d’été et quoi de mieux pour se diriger vers la saison estivale que de vous faire découvrir l’un des phénomènes musicaux qui réchauffent actuellement la planète avec un son latino endiablé ? Vue par certains comme une version féminine de Bad Bunny, l'Espagnole Bad Gyal cartonne actuellement dans son pays avec son second album… Une bonne occasion de vous présenter son univers.
Bad Gyal : une femme sans frontière
Le 6 mars dernier, Bad Gyal a sorti son second album “Más Cara”. Avec ce projet dont plusieurs titres se sont directement placés dans le top 50 sur Spotify Espagne, la chanteuse originaire de Barcelone a voulu confirmer son identité musicale. Paru en 2024, son premier album “La Joia” lui avait valu d’être intronisé en tant que nouvelle icône du reggaeton féminin. Suite à cela, le monde avait alors succombé à son énergie. Souhaitant avec sa musique faire la synthèse de plusieurs genres qui lui tiennent à cœur (reggaeton, musique urbaine, dancehall, merengue, …), la chanteuse de 29 ans se décrit comme une artiste libre et instinctive qui refuse d’être formatée. Fille aînée d’une famille modeste de cinq enfants, elle a grandi au cœur d’un petit village côtier dans la banlieue de Barcelone et c’est pas à pas qu’elle a gravi les échelons du succès. Âgée d’à peine 18 ans et alors qu’elle poursuit ses études, elle commence son parcours en postant des covers et des réadaptations de tubes POP en catalan sur les réseaux sociaux. Dès le début, Internet s’enflamme ! À l'époque, elle évolue encore sous son nom de naissance Alba Farelo Solé mais elle a déjà des allures de popstar. Pour cette raison, deux ans plus tard, alors que la scène underground espagnole commence à lui faire les yeux doux, elle choisit de se faire appeler Bad Gyal pour se créer un personnage scénique mais aussi pour se rapprocher des influences jamaïcaines qui bouillonnent en elle. Central dans son univers, le dancehall jamaïcain va en effet devenir sa marque de fabrique et ce même si certains iront jusqu’à l’accuser d’appropriation culturelle.
Un symbole d'émancipation
Les critiques, Bad Gyal n’en a que faire. Non, elle ne s’approprie pas une culture, elle lui rend hommage et tente de créer des ponts entre plusieurs genres musicaux afin de rassembler et de faire rayonner une culture hybride. Véritable carrefour musical, son univers lui a permis de traverser les frontières et, hormis un succès espagnol indéniable, l’Amérique latine a également succombé à son talent. Certifié disque de platine en Espagne mais aussi en Colombie, son premier album “La Joia” a par ailleurs été adopté par la communauté latino des États-Unis et plusieurs de ses singles ont quant à eux cartonné au Mexique. Considérée comme une Européenne qui a réussi à tirer son épingle du jeu en dehors de son territoire, Bad Gyal souhaite, comme Rosalía ou encore Karol G féminiser une scène urbaine latino trop souvent dominée par les hommes. Pour cette raison, ses textes sont parfois provocants, féministes et assumés. Symbole d’émancipation féminine et artistique, la Barcelonaise déjoue les standards et, bien que son second album ait reçu des critiques plus mitigées, il reste bourré de pépites parfaites pour tout donner sur le dancefloor à l'approche de l'été.




Commentaires
Enregistrer un commentaire