Holly Humberstone nous ouvre la porte de ses rêves sur son nouvel album (review)
Ce 10 avril 2026, il y en a pour tous les goûts au niveau des sorties musicales. Entre la country féminine d’Ella Langley et la chaleur italienne de Serena Brancale, notre cœur était déjà déchiré. Si on ajoute à ça le sublime second album de l’envoûtante Holly Humberstone, on fait face à un triptyque de saveurs et c’est d’ailleurs ce dernier projet dont on a décidé de vous toucher quelques mots dès maintenant.
Qui est Holly Humberstone ?
Révélée, comme tant d’autres (Rae Morris, Dani Sylvia,…), il y a de cela bientôt 10 ans dans le programme BBC Music Introducing, Holly Humberstone a fait son nid sur la scène musicale. Auteure de talent à la plume torturée, elle a commencé à gagner en notoriété à partir de 2020 avec les singles “Deep End” ou encore “Drop Dead” et depuis, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Lauréate du prix “révélation” aux Brit Awards de 2022, elle a publié son premier album l’année suivante et le projet intitulé “Paint My Bedroom Black” a décroché la 5ᵉ place des charts anglais. Chargé de tourments et de mélancolie, ce premier opus levait le voile sur une artiste singulière qui réussissait à rester accessible tout en proposant des sonorités intimistes, sombres et dépouillées. Également choisie par Taylor Swift en personne pour assurer certaines premières parties du Eras Tour, l’artiste anglaise a encore davantage confirmé son ascension et cette année, c’est un second album plus mature et plus lumineux qu’elle dévoile à son public.
Holly Humberstone : la critique de son nouvel album
Intitulé “Cruel World”, le second album d’Holly Humberstone sort ce vendredi 10 avril 2026 chez Universal. Majoritairement inspiré par une relation amoureuse à distance qui a chamboulé sa vie entre bonheur et déchirement, le disque riche de 12 pistes n’a de cruel que son nom. En effet, à son écoute, c’est un sentiment de plénitude intense qui nous parcourt. Comme si elle souhaitait nous ouvrir les portes de ses rêves et de son subconscient, l’artiste se raconte sans phare. Chargée d’espoir même lorsque les doutes l’assaillent (“To Love Somebody”, “Die Happy”…), la chanteuse dévoile un univers sonore onirique et riche (les genres sont variés) qui permet à ses textes très soignés, loin des clichés, de prendre tout leur sens. Dans ce registre, on fond pour la douceur de “Make It All Better” qui gagne en puissance à mesure que la chanson se déploie, mais impossible de ne pas être bouleversé par le magnifique “Beauty Pageant”, qui résonne par la seule force de ses instruments (piano, violon) comme un futur classique dans sa discographie. Avec certitude, le morceau parlera à toute une génération qui se retrouvera dans la sororité d’un texte profondément ancré dans son époque. Enfin et parce qu’on vous disait que les sonorités étaient riches, on se doit de mettre en avant le synthétique “White Noise” qui a des petits airs de The Weeknd ou encore le plus folky “Drunk Dialling” sur lequel la voix de la chanteuse dévoile toutes ses nuances.




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