MUNA : “Dancing on the Wall” / Lykke Li : “The Afterparty” - les critiques sur le grill
Cette semaine, le calme est revenu dans l’industrie musicale et les sorties sont moins nombreuses. Toutefois, sur la scène indépendante, le groupe américain MUNA et la Suédoise Lykke Li viennent de nous livrer de nouveaux albums. D’un côté, un projet queer affirmé. De l’autre, une évolution lumineuse et inattendue à découvrir maintenant dans les critiques sur le grill de The Melting POP.
MUNA : "Dancing on the Wall" - REVIEW
Quatre ans après un album éponyme qui était aussi leur projet le plus POP et le plus grand public, les filles du trio MUNA reviennent avec “Dancing on the Wall”, un quatrième opus sur lequel elles revendiquent plus que jamais leur intimité et leur identité queer. De fait, dès la piste d’ouverture (“It Gets So Hot”), le trio décide de faire monter la tension. Entre désir et euphorie collective, le morceau est taillé pour faire suer les foules passionnées qui se ruent à leurs concerts mais derrière cette légèreté de forme, il y a également du fond puisqu’elles osent sur le provocateur “Big Stick” pointer du doigt une politique américaine et mondiale qui fait plus que jamais régresser les droits humains. Plus brûlant que jamais, le trio savoure par ailleurs sa liberté sur l’excellent “Wannabeher” qui convoque dans ses paroles leur quête d'identité . Parce qu’on suit le groupe depuis ses débuts, on a presqu'envie de dire à l’écoute du projet qu’il s’agit de leur album le plus engagé mais aussi le plus “sale” dans le bon sens du terme, tant elles semblent se moquer du qu’en dira-t-on et des injonctions que pourrait leur imposer l’industrie (“So What”).
Lykke Li : "The Afterparty" - REVIEW
Cette année, les reines de la POP suédoises semblent se passer le relais : après Robyn et Loreen, c’est au tour de Lykke Li de revenir avec "The Afterparty", un sixième album présenté comme son dernier. Une idée presque impossible à accepter tant ce disque donne l’impression d’une renaissance. Là où son précédent opus "Eyeye" (comme une grande partie de sa discographie) baignait dans la nuit et les fantômes sentimentaux, "The Afterparty" laisse entrer une lumière nouvelle sans jamais abandonner le magnétisme mélancolique qui définit l’artiste depuis ses débuts. Réconciliée avec le destin et avec l’amour après avoir longtemps accompagné les cœurs brisés dans leurs tourments, Lykke Li propose ici un projet de neuf pistes sur lesquelles l’espoir et la joie se mêlent aux vertiges que provoque le sentiment amoureux. Musicalement, “The Afterparty” est peut-être un peu simple dans ses productions, mais l’ensemble du projet dégage une énergie scintillante tellement inattendue de la part de l’artiste qu’on est transporté durant plus de 20 minutes dans un monde qu’on ne lui connaissait pas. Si cet album doit réellement être son dernier, Lykke Li quitte la scène musicale en allant vers la lumière, un joli clin d'œil à l’espoir.




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