Slayyyter : déploie son potentiel sur l’album “WOR$T GIRL IN AMERICA” (la review)
Quelques heures, c’est ce qu’il a fallu à Slayyyter pour vendre l’intégralité des billets de son futur concert parisien qui se tiendra le 18 octobre prochain au Trianon. À quelques jours de la sortie de son quatrième album, le premier sur un grand label (elle a rejoint Columbia en août 2025), l’artiste américaine continue de vouloir s’imposer comme l’un des nouveaux visages de la POP féminine internationale et son nouvel opus est à la hauteur de cette ambition.
Un nouveau chapitre pour Miss Slayyyter
Fille de bonne famille venue des États-Unis, Catherine Grace Garner aurait pu suivre un parcours classique et s’enfermer dans un quotidien routinier pour correspondre aux attentes de ses parents. Toutefois, dès son plus jeune âge, elle se passionne pour la musique, l’art et la pop-culture en général et, dès la fin de son adolescence, elle comprend qu’il n’y a qu’en sortant du cadre qu’elle pourra s’épanouir. Pour cette raison, armée de ses petits moyens, elle commence à publier de la musique sur les réseaux sociaux et, en toute indépendance, elle va se frayer un chemin dans le cœur des amateurs de musique POP. Sous le pseudonyme Slayyyter, elle propose dès 2018 une esthétique hyper-pop trashy et féminine qui va devenir sa marque de fabrique. Loin du cadre préétabli de son enfance, elle revendique sa féminité, sa sexualité et cite comme inspiration Britney Spears ou encore Lady Gaga. Reine du glam, sex and fame, elle a publié entre 2019 et 2023 trois albums qu’elle a totalement autoproduits et désormais, c’est entourée d’une équipe qui croit en son talent qu’elle écrit le nouveau chapitre de sa carrière.
WOR$T GIRL IN AMERICA : la review
En interview pour la promotion de son quatrième album, ”WOR$T GIRL IN AMERICA” à paraître ce vendredi 27 mars, Slayyyter indique qu’elle est fière et heureuse de ne plus être seule à tout gérer dans sa carrière. Signée chez Columbia depuis le mois d’août 2025, elle a conçu son nouveau disque en collaboration avec des musiciens et des producteurs qui l'ont, selon elle, aidée à faire grandir son art et sa vision. En ce sens, ”WOR$T GIRL IN AMERICA” reste un projet hyper-pop fidèle à l’ADN de la chanteuse tant dans les productions que dans les thèmes qu’elle choisit d’aborder. Toutefois, le projet est aussi plus sauvage et on ressent pour la première fois dans sa discographie qu’elle ne tente désormais plus d’imiter ses idoles. Ainsi, si certains avaient reproché à son précédent opus “STARFUCKER” d’être trop lisse et trop POP, la critique n’a dorénavant plus de crédit. En effet, avec ”WOR$T GIRL IN AMERICA”, Slayyyter repousse tous les curseurs et musicalement c’est un raz-de-marée sonore qui déferle dans nos oreilles. Riche de 14 pistes, le projet débute par les singles “DANCE…”, “BEAT UP CHANNEL$” ou encore “OLD TECHNOLOGY” qui sont les plus accessibles et les plus consensuels. Néanmoins, une fois le virage enclenché avec “GAS STATION”, la sixième piste du projet, Slayyyter libère une rage foudroyante qui trouve son apogée sur les excellentissimes et bouillonnants “YES GODDD”, “OLD FLING$” et “$T. LOSER”. Taillés pour la scène, ces trois morceaux promettent de mettre le public en transe lors de la future tournée de l’artiste qui débutera à l’automne prochain.
PS : si les singles ne vous ont pas séduits et si vous avez peur d’être décoiffé par la folie que SLAYYYTER déploie sur les morceaux précédemment cités, sachez que l’album se termine de manière assez classique par “WHAT IS LIKE, TO BE LIKED” et “BRITANNY MURPHY” qui sont davantage proches de l’era “STARFUCKER” et ce sans nuire à la cohérence du projet. On aurait pu craindre, la signature de SLAYYYTER sur un grand label mais l'artiste conserve toute sa singularité et ça, ça n'a pas de prix !




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