mardi 20 octobre 2015

Elle King : la rockeuse sensible

Mise de coté depuis plusieurs mois la rubrique « découverte » de The Melting POP fait aujourd’hui sa réapparition. Pour ce retour, Zoom sur Elle King, l’interprète du furieux et entêtant tube US de cet été « Ex ‘s And Oh’s ».



Née à Los Angeles en 1989, Elle King est la fille d’un célèbre acteur (Rob Schneider) et d’un top modèle. Très jeune, elle se passionne pour la musique et demande à ses parents de lui offrir des disques, sa première requête sera un album de Shaggy, hélas ou heureusement pour elle, son beau-père préférera la diriger vers un univers plus rock’n’roll en lui faisant découvrir des artistes tels que Blondie ou encore Ottis Redding. Captivée par ce qu’elle découvre, Elle qui n’est encore qu’une enfant étaye alors sa culture musicale en écoutant à longueur de journée des artistes tels que Aretha Franklin, Etta James ou AC/DC. Férue de musique, elle commencera très jeune à écrire ses premiers textes tout en apprenant à jouer de la guitare. A 18 ans, alors qu’elle étudie les arts plastiques à l’université, elle s’éprend de passion pour le banjo un instrument qui ne la quittera plus et qui sera même l’un atout principal de son premier album paru en 2015.

Cependant, avant d’en arriver là, c’est dans les bars et night-club New-Yorkais qu’Elle King de son vrai nom Tanner Elle Schneider, faisait gronder sa voix puissante. Une voix rauque et enraillée qui lui permettra en 2012 de signer son premier contrat avec RCA. La même année, elle sort son premier EP « The Elle King EP » promu par le titre « Good To Be a Man ». Bien que très sympathique ce titre folk, ne lui permettra pas d’enflammer les charts. Travailleuse acharnée, la jeune femme s’enfermera ensuite en studio durant trois ans pour travailler sur son premier album « Love Stuff ».

Ce premier opus paru en février 2015, l’artiste l’a voulu autobiographique, authentique et vulnérable. Elle citera d’ailleurs dans une interview que la vulnérabilité est la clé de voûte de son inspiration. À l’écoute de cet album, on ressent sur chacune des pistes, des cicatrices tantôt traitées avec humour et second degré (Ex’s and Oh’s – American Sweet Heart ) tantôt avec justesse et émotion (See You Again, Under the Influence). Sans jamais tomber dans la niaiserie, l’album évoque avec rigueur, le passé sentimental difficile de son interprète.



Entre POP, rock, country, Indie et folk, « Love Stuff » jouit d’une hétérogénéité musicale forte et impressionnante. Le tout est emballé dans un joli paquet old-school où l’on peut ressentir à chaque instant toutes les influences de l’artiste. Une artiste honnête qui avoue même – sauf rares exceptions (Eminem, Rihanna) – fuir la conjoncture musicale contemporaine.

Bien que frileuse aux nouveaux modes de consommation de la musique, l’artiste peut se vanter d’avoir rejoint le club très fermé des artistes féminines ayant réussi à atteindre le sommet des charts alternatif US. Et c’est n’est pas tout, actuellement classé 6e sur Itunes « Ex’s And Oh’s » pourrait créer la surprise dans les semaines à venir en passant le cap des 500.000 exemplaires vendus.


Côté scène, et après avoir assuré les premières parties de Ed Sheeran et James Bay en Angleterre, Elle King fera le tour des États-Unis pour faire découvrir son talent et son album. 

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