Lenni Kim, TEEKS, Tsatsamis : 3 artistes queers à suivre de près
Saison estivale oblige, l’actualité musicale tourne un peu au ralenti. Durant cette période d'accalmie, on pourrait choisir de prendre des vacances, mais The Melting POP préfère vous concocter des sélections thématiques pour agrémenter vos playlist. Cette fois-ci, on s’intéresse à trois artistes queers aux univers bien différents qui s’assument et se dévoilent en musique et sans phare.
Lenni Kim : s’assumer et trouver sa voie après la gloire
Star depuis l’enfance au Québec, Lenni Kim a grandi sous l'œil des caméras. En France, le grand public l’a découvert avec The Voice Kids puis dans Danse avec les stars, mais aussi grâce à sa musique et ses participations aux bandes originales de la série “Miraculous”. Enfermé dans la case de l’enfant star, l’artiste a souffert de cette étiquette qui a fait son succès tout en l'empêchant d’être pris au sérieux par toute une partie du public. Toutefois, du haut de ses 24 ans, le chanteur n’a cessé d’évoluer et c’est aujourd’hui dans un style plus mature qu’il tente de tracer son chemin. En phase avec lui-même, Lenni Kim se définit désormais comme un artiste POP qui souhaite plus que jamais exprimer son authenticité et ses émotions à travers sa musique. Indépendant, il ne veut plus se laisser dicter aucune ligne de conduite et, après l’EP “Adrenaline” qui posait l’an dernier les bases de ce nouveau départ, il poursuit aujourd’hui sa route avec “Gas Station Lover”, un nouveau morceau sur lequel il évoque avec douceur et nostalgie un amour à distance. Inspiré de son histoire personnelle, “Gas Station Lover” lève le voile sur un artiste touchant qui a su trouver sa place et évoluer.
TEEKS : un coming out qui se raconte en musique
Crooner néo-zélandais, TEEKS est l’un de nos coups de cœur depuis 2017 sur The Melting POP. De ses débuts jusqu’à son premier album “Something to Feel” paru en 2021, nous avons toujours porté un grand intérêt à ses projets et ce même si l’artiste préférait garder une part de mystère pour développer sa carrière et son personnage. Aujourd’hui, TEEKS se dévoile davantage et alors qu’il prépare un nouvel album, il a décidé de se confier à son public. Dans un long message partagé sur ses réseaux sociaux en juin dernier, le chanteur de 32 ans qui se nomme à la ville Te Karehana Gardiner-Toi a décidé de faire son coming out. Dans son post, l’artiste explique qu’il n’a jamais été important pour lui de suivre cette démarche auparavant car sa sexualité résultait de sa vie privée. Toutefois, dans un monde de plus en plus divisé, le chanteur souhaitait faire preuve d'honnêteté afin de faire évoluer les consciences, et ce notamment du côté des civilisations polynésiennes, maories et indigènes encore peu enclines à accepter qu’un homme puisse en aimer un autre. Accompagné d’un nouveau single intitulé “My Boy”, ce coming out se raconte aussi en musique puisque le titre qui marque le retour du chanteur évoque une romance masculine chargée de désir et de vulnérabilité.
Tsatsamis : un artiste queer à l’univers thérapeutique
Chanteur anglais d’origine grecque, Tsatsamis est l’une des dernières grosses révélations de la scène queer internationale. Électronique, mélancolique, introspectif, son univers musical est celui d’un artiste qui désire créer pour se guérir lui et les autres. Décrivant sa musique comme étant “thérapeutique”, il se lance le pari de faire danser le public tout en l’amenant à avoir une réflexion sur le sens des mots et la profondeur des émotions. Déjà très palpable sur son premier EP paru en 2024, ce parti-pris créatif prend encore plus d’ampleur sur son second projet. Intitulé “Tsycophant” et paru en avril dernier, le projet de huit pistes permet à Tsatsamis, de son véritable nom Peter Tsatsamis Cooper, d’ouvrir le journal intime de ses désirs et de ses relations amoureuses. À travers cet EP dont le nom fait référence en psychologie à une personne cherchant l'approbation des autres, le chanteur raconte ses contradictions, son anxiété ou encore la solitude qui survient après la fête. Highlight de l'EP, le single “Angelina” est l’un des titres les plus mystérieux de l'artiste, mais il est aussi (à ce jour) son morceau le plus addictif et le plus accessible.




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