Marguerite : que vaut son premier album “Guérir” ? (la review)
Suite à l’immense succès de son premier single “Les Filles, les meufs”, Marguerite a fait une entrée fracassante sur la scène musicale française. Révélée par la Star Academy en 2024, l’artiste a par la suite confirmé le tir avec une première tournée événement mais également avec un premier EP (“Grandir”), qui s’est écoulé à plus de 30 000 exemplaires. Forte de ce joli départ, Marguerite passe aujourd’hui à l’étape suivante avec “Guérir”, un premier album chargé de défis. Le premier, prouver qu’elle est plus que la chanteuse d’un seul tube, le second, ne pas décevoir le public et les médias qui ont fait d’elle l’une des coqueluches de la nouvelle scène française.
"Guérir" : la review
Parfois un énorme tube peut devenir pour un artiste une étiquette dont il est difficile de se défaire. Avec son premier single “Les Filles, les meufs” devenu un hymne monumental, Marguerite a surpris tout le monde, mais elle doit aujourd’hui s’en défaire pour prouver qu’elle est capable d’autre chose. Ainsi, si l’EP qui a suivi ce single a été plutôt bien accueilli, aucun autre titre n’a véritablement réussi à s’imposer autant et c’est aujourd’hui sans la locomotive de son titre phare que Marguerite débarque avec un premier album.
Intitulé “Guérir”, le disque se présente comme un nouveau chapitre dans le journal intime musical de la jeune artiste. Toujours entourée de l’équipe avec qui elle avait travaillé sur son premier EP (Vincha, Praa, François-Henri, Nicolas Musset), la chanteuse fait le pari d’un album pop épuré où se mêlent confidences, engagement, empowerment et légèreté. Grâce à ce mélange, Marguerite confirme son univers, celui que l’on pouvait déjà sentir bouillonner en elle lorsqu'elle était à la Star Ac’. En termes de direction artistique, “Guérir” est donc une réussite, un petit moment suspendu entrecoupé de quelques titres plus dynamiques. Toutefois, si tout est joliment assemblé, il manque peut-être à ce premier album, une petite touche de singularité. De fait, même si elles sont très jolies, les nombreuses ballades qui composent l’album pourraient être chantées par n’importe quelle autre artiste actuelle. Là où l'EP renfermait avec “La fée” ou encore “Snipeuse”, des titres tout aussi doux, ceux-ci avaient certainement pour eux un tout petit peu plus de personnalité. Avec “La famille”, “mon ventre”, et “les fourmis”, on ressent moins d’intensité et le constat est similaire sur les titres plus rythmés. Ici, “La Boss”, “Bellevie” et “Frida” ne réussissent pas à rivaliser avec “La maison” et encore moins avec “Les filles, les meufs”. En cause, une écriture un peu enfantine, presque trop simple, qui cherche la topline plus que la force du message. Du côté des seules vraies surprises, on peut néanmoins citer la nouvelle version de “Crash Test” qui se dévoile avec plus de relief, mais aussi “Moleskine” qui jouit d’une production plus riche et donc plus impactante.
En conclusion, sur son premier album, Marguerite peine à totalement renouveler l’engouement de son premier single. À l’écoute des 11 pistes qui composent le projet, on ressent certes beaucoup de douceur et une réelle envie de créer un univers, mais dans un paysage musical surchargé où il devient difficile de se démarquer, on aurait aimé découvrir une Marguerite plus incisive et un peu moins lisse. On sait que la chanteuse mène la “Bellevie” mais on aurait apprécié un peu d’orage pour relever le tout !




Commentaires
Enregistrer un commentaire