DeathbyRomy : l’anti-conformiste qui fait rugir la dark POP


Il y a quelques années, la dark-POP était partout et surtout sur Tumblr, qui était devenu l’épicentre du phénomène. Si le genre a été marqué au fer rouge dans les oreilles du grand public par les productions plus accessibles de Billie Eilish ou Halsey, il a aussi résonné dans le cœur des fans grâce à des artistes moins populaires tels que Natalia Kills ou encore Porcelain Black. Aujourd’hui disparu des radars mainstreams, le genre existe encore et parmi ceux qui refusent de le laisser s'éteindre on vous présente l’intrépide DeathbyRomy.

DEATHBYROMY - 2026

Trajectoire anti-conformiste 

Dans la digne tradition des comédies pour adolescents du début des années 2000, DeathbyRomy s’attaque dans le clip de son dernier single au mythe de la cheerleader. Intitulé “2468”, le titre est un hymne puissant et fédérateur qui souligne sa marginalité sur fond de dark-POP rugissante. Venue pour casser le mythe de la pom-pom girl, l’artiste de 26 ans propose ici le titre qui résume le mieux sa personnalité, celle d’une anticonformiste qui n’a pas froid aux yeux. De son véritable nom Romy Flores, elle poursuit depuis déjà près de 10 ans une carrière remarquée sur la scène alternative américaine et son style punk-goth et marginal, qui s’est amplifié à mesure des années, est devenu sa marque de fabrique. Inspirée entre autres par la mort, les ténèbres et la religion, son univers est le résultat d’une adolescence passée à lutter contre l’anxiété et les pensées suicidaires. Cependant, DeathbyRomy, le clame haut et fort, elle a grandi dans une famille d’origine mexicano-européenne privilégiée. Entourée de parents affectueux qui ont très vite compris qu’elle ne se sentait pas à sa place dans le système scolaire classique, Romy a terminé ses études générales à distance et, à l'âge de 15 ans, elle publie ses premiers titres de manière indépendante sur Internet. Rapidement, ses productions soignées lui permettent de séduire une belle communauté de fans et, parce qu’elle travaille en parallèle de la musique pour des marques telles que Balenciaga ou encore Elena Velez, elle réussit à poursuivre son rêve et à grandir sur la scène musicale.

L'indépendance n'a pas de prix 

Parce que c’est presque toujours le cas lorsqu’un artiste indépendant commence à se démarquer, la popularité croissante de Romy lui vaut d’être contactée puis signée par un label. Entourée des équipes de Capitol Records, elle commence dès 2020 un nouveau chapitre de son parcours mais très vite, l’artiste se rend compte que sa liberté et sa créativité risquent de souffrir de cette collaboration. Pour cette raison, après seulement quelques mois, DeathbyRomy retrouve son indépendance. Résultat de cette expérience, son second album “Hollywood Forever” sort en 2024 et sur celui-ci, l'artiste dénonce principalement le mensonge derrière le rêve hollywoodien. Derrière les strass, les rêves et les paillettes, la ville cache des côtés bien plus sombres où se mêlent compétition et désillusions artistiques et c’est ce tableau que l’artiste choisit de dépeindre sous le prisme de ses productions alternatives et rock’n’roll. Aujourd’hui, alors qu’elle prépare un nouvel opus duquel est extrait le percutant “2468”, DeathbyRomy le revendique : "la liberté que lui procure son indépendance n’a pas de prix". Fière de faire exactement ce qu’elle veut, elle travaille aujourd’hui essentiellement et exclusivement avec sa sœur Elena Flores. Ensemble, elles ont eu l’idée de se servir de l’aspect presque robotique des cheerleaders, un personnage symbolique de la culture américaine qu’elles fissurent pour mieux laisser parler leur créativité.

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